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Opportunités d'affaires dans les marchés émergents pour les technologies propres

Posté par L'équipe CCC sur 7 mai 2019 10:00:00

En moins de 10 ans, les marchés émergents sont passés de producteurs d’énergie désuète à des chefs de file dans la production d’énergie renouvelable. Pour les entreprises de technologies propres canadiennes, cela signifie davantage de possibilités dans un plus grand nombre d’endroits pour faire des affaires et contribuer à la transition mondiale vers une énergie propre.

Il y a une décennie, l’énergie propre était un marché à créneaux qui était lié à des technologies coûteuses que seuls les pays les plus riches pouvaient se permettre. On présumait alors que les pays en développement n’avaient d’autre choix que de se rabattre sur des sources d’énergie plus polluantes et moins dispendieuses comme le charbon. Ils ont été largement ignorés par les fournisseurs de technologies propres internationaux puisque les gains potentiels ne pouvaient compenser les risques de faire des affaires avec eux.

Ce n’est cependant plus le cas selon le rapport Climatescope NEF de Bloomberg paru en décembre dernier. En 2017, les marchés émergents ont mis en place plus de capacités d’énergie renouvelable que de capacités d’énergie issue des combustibles fossiles – à un ratio de plus de 2 pour 1 – et davantage que les autres pays. En 2017, 64 % de la capacité de production d’énergie zéro carbone a été réalisée dans les pays en développement. Ces résultats représentent un changement majeur depuis le premier rapport Climatescope de 2011, où seulement 44 % des nouvelles capacités d’énergie dans les pays en développement étaient renouvelables[1].

Des technologies d’énergie propre plus abordables, des pressions croissantes pour contrôler les coûts de l’énergie et la santé publique sont toutes à l’origine de la tendance.

« Les pays qui ont été tributaires du charbon font maintenant face à des problèmes de qualité de l’air », mentionne Rob James, directeur du secteur des technologies propres de la CCC. « Les citoyens veulent un environnement plus propre. Les gouvernements veulent éviter des crises de santé publique. Et en plus de cela, beaucoup de ces pays ont signé l’Accord de Paris en 2015, et ils sont sérieux au sujet de leurs engagements à réduire les émissions de carbone. »

Tout cela, dit James, signifie des débouchés pour les exportateurs canadiens.

« Les entreprises nous disent qu’ils ont besoin de conseils pour savoir à quel fonds de financement dédié au climat ils devraient s’adresser afin de financer leurs projets liés au climat. Les délégués commerciaux spécialisés du financement pour le climat peuvent les aider en fournissant des renseignements et des personnes-ressources qualifiées aux entreprises qui cherchent à développer des projets tels que la production de l’énergie renouvelable dans les pays en développement », déclare Jean-Philippe Linteau, directeur pour le secteur des technologies propres du Service des délégués commerciaux.

Directement connecté à la diversification du commerce

À l’automne 2018, le gouvernement du Canada a annoncé sa Stratégie de diversification du commerce visant une augmentation de 50 % des exportations d’ici 2025. Cet objectif ne peut être atteint que par l’expansion au-delà des partenariats commerciaux primaires du Canada avec les États-Unis et l’Europe de l’Ouest. Les exportateurs qui saisissent les occasions pour les technologies propres sur les marchés émergents encouragent directement cette stratégie et ont l’attention et le soutien du gouvernement.

La CCC est là pour vous aider à le faire. Les marchés de l’énergie dans de nombreux pays en développement ne sont pas déréglementés, avec des services publics appartenant à l’état qui sont les acheteurs d’électricité primaires. Cela fait d’eux d’excellents candidats pour les contrats de gouvernement à gouvernement (G2G) et les accords d’achat d’énergie de la CCC qui peuvent aider les fournisseurs canadiens à garantir des sources de revenus à long terme. Ces possibilités sont particulièrement prometteuses dans les Caraïbes et en Amérique latine, où le Canada possède depuis longtemps une réputation de confiance dans le secteur de l’électricité.

Une transition irréversible

Bien que les systèmes d’énergie issue des combustibles fossiles continuent d’être construits et exploités, James mentionne que la tendance liée à l’énergie propre a atteint un moment décisif.

« La transition vers un système d’énergie et d’une économie à faibles émissions de carbone est en cours, dit-il, et c’est au-delà du point où les changements d’ordre politique peuvent l’entraver. »

De nombreux pays, en particulier dans les marchés qui sont nouveaux en technologies d’énergie renouvelable ou qui ont des dirigeants qui relèguent au second plan les préoccupations relatives au climat, ont encore d’importantes infrastructures d’énergie issue de combustibles fossiles et ont récemment construit des centrales au charbon dont la durée de vie utile est loin d’être terminée. Mais les tendances sont encourageantes : lorsqu’il est temps de mettre hors service les vieilles installations de production d’énergie, les pays les remplacent par des technologies renouvelables. De plus, l’amélioration de la rentabilité des technologies propres signifie qu’ils vont continuer dans cette voie, indépendamment des tendances politiques.

Avec l’appui de la CCC, les exportateurs canadiens sont bien placés pour faciliter cette transition et devenir des chefs de file sur le marché de l’énergie renouvelable.

Si vous souhaitez transmettre votre technologie d’énergie renouvelable vers de nouveaux marchés, communiquez avec la CCC pour en savoir davantage.

[1] http://global-climatescope.org/assets/data/reports/climatescope-2018-report-en.pdf

Tags: Technologies propres, énergie et environnement, Opportunités de marché

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