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Les Débouchés de L'aérospatiale : Ce qu'achètent les gouvernements étrangers

Posté par L'équipe CCC sur 20 déc. 2018 17:30:08

LES DÉBOUCHÉS DE L’AÉROSPATIALE

Des investissements importants en recherche et développement ont permis de faire du Canada l’un des chefs de file mondiaux des produits aérospatiaux, le plaçant même sur le podium dans les secteurs des aéronefs civils, des moteurs et des simulateurs de vol.[1] Cette place est enviable, car le marché mondial de l’aérospatiale et de la défense a connu une croissance relativement stable au cours de cinq dernières années, une croissance qui n’a montré aucun signe de faiblesse.[2]

Le responsable du secteur aérospatial de la CCC, explique que les débouchés sont importants pour les exportateurs canadiens de ce secteur : « C’est un monde où la concurrence fait rage, mais le Canada est réputé pour la compétence de ses entreprises ainsi que pour la sécurité et l’efficacité de son transport aérien. Les autres pays respectent cela et sont désireux de travailler avec nous. »

Il souligne que la croissance de la classe moyenne dans les pays d’Asie du Sud-Est, en Inde et en Chine soutient la croissance de la demande de vols intérieurs et régionaux (et donc le besoin en flottes aériennes permettant de répondre à cette demande). Au cours des 20 prochaines années, environ 36 800 jets commerciaux seront nécessaires pour satisfaire à la demande mondiale.[3]

Dans de nombreux cas, les gouvernements nationaux sont directement propriétaires des compagnies aériennes, ce qui donne la possibilité d’adopter une approche de passation de marchés entre gouvernements. En ce qui concerne la défense, les armées du monde entier renouvellent actuellement leurs capacités, suscitant une demande en matière d’aéronefs, de mise à niveau des systèmes technologiques et de services d’entretien, de réparation et de révision (ERR).

CE QU’ACHÈTENT LES GOUVERNEMENTS ÉTRANGERS

Selon Dave Wheeler, les cinq besoins principaux des acheteurs des gouvernements étrangers sont aujourd’hui les suivants :

1. Des flottes commerciales plus durables

Outre l’élargissement des flottes nécessaire à la satisfaction de la demande croissante de vols intérieurs et régionaux, bon nombre de pays désirent acheter des aéronefs qui permettront d’assurer de faibles coûts pour les compagnies aériennes, grâce à une meilleure efficacité énergétique et à une réduction des exigences d’entretien. Dans ce domaine, les entreprises canadiennes ont clairement un rôle à jouer, tant pour les avions que pour les hélicoptères.

2. Simulateurs de vol avancés

Les simulateurs sont essentiels à la formation du personnel navigant civil et militaire. De par le monde, on considère que les simulateurs canadiens sont parmi les meilleurs[4], ce qui place nos exportateurs dans une position favorable pour cette partie du marché.

3. Services d’ERR

Pour optimiser et prolonger la durée de vie de leurs investissements dans le domaine de l’aérospatiale, les pays continuent d’engager des dépenses lourdes dans les services d’ERR. C’est un bon secteur de débouchés pour le Canada. Même si notre pays n’est pas un fabricant prolifique d’aéronefs militaires, par exemple, nous disposons d’une expertise et de capacités reconnues sur le front des services d’ERR (notamment avec la révision en cours des avions de transport C-130).

4. Systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (RSR)

Les entreprises canadiennes introduisent ces systèmes de pointe axés sur l’analyse des données dans de nouveaux marchés. Même si la concurrence est rude dans ce domaine, les sociétés canadiennes qui proposent des solutions fiables et innovantes sur le marché pourraient prendre l’avantage (amplifié par l’approche de passation de marchés entre gouvernements adoptée par la CCC) : notre pays est membre de l’OTAN et il est considéré comme un partenaire fiable offrant une source d’approvisionnement sûre.

5. Composants

Les composants essentiels, comme les moteurs, les systèmes d’avionique et les trains d’atterrissage représentent 60 % des exportations canadiennes dans le secteur de l’aérospatiale, et la demande de pièces de fabrication canadienne ne cesse de croître. Au cours des 15 dernières années, la part du Canada sur le marché mondial des pièces destinées au secteur aérospatial a augmenté de près de 50 %.[5]

TENDANCES RÉGIONALES ET FAITS SAILLANTS

Chaque région géographique a ses propres exigences et présente un éventail de débouchés pour les exportateurs canadiens du secteur de l’aérospatiale. Dave Wheeler explique que les exportateurs canadiens devraient tenir compte de quelques régions où les activités aérospatiales sont intenses aujourd’hui :

Chine, Inde, Asie du Sud-Est : Ces régions affichent une croissance démographique avec une hausse du revenu disponible. Un transport aérien fiable est l’un des moteurs du développement économique, un facteur de lien social et un atout qui rend un pays attractif en tant que destination touristique.

Caraïbes : Même si la demande de flottes entières y est moindre, les compagnies aériennes régionales des Caraïbes cherchent à assurer la révision de leur stock actuel d’appareils pour satisfaire à la demande de vols courts courriers et de transport aérien, créant des débouchés en matière de ventes de pièces et de services d’ERR.

Afrique et Amérique du Sud : Les pays de ces régions affichent un profil semblable à ceux des Caraïbes, avec des exigences en matière de révision, non seulement pour les flottes commerciales, mais également pour les flottes militaires destinées à protéger leur souveraineté.

Corinne Petrisor, déléguée commerciale principale auprès du Bangladesh, souligne que les entreprises canadiennes du secteur de l’aérospatiale devraient absolument se pencher sur ces marchés.

« Le Canada et les aéronefs canadiens jouissent déjà d’un solide avantage stratégique en termes de réputation et de normes de qualité », explique-t-elle. « Acheter des produits canadiens offre également l’avantage unique de l’approche de passation de marchés entre gouvernements de la CCC, une approche qui est souvent privilégiée tant par le secteur privé que par le secteur public. »

Dave Wheeler indique que c’est pour cette raison que la CCC représente un excellent outil pour les exportateurs canadiens.

« Notre approche de passation de marchés entre gouvernements répond aux exigences des gouvernements étrangers en matière de maîtrise des coûts, de fiabilité de la source d’approvisionnement et de transparence des transactions. C’est un excellent moyen pour ouvrir la porte à l’innovation et à l’expertise considérables que le Canada a à offrir dans le secteur de l’aérospatiale. »

[1] Association des industries aérospatiales du Canada. Guide de l’industrie aérospatiale canadienne de l’AIAC, 2018.
[2] Deloitte. 2018 Global aerospace and defense industry financial performance study, 2018.
[3] Deloitte. 2018 Global aerospace and defense industry financial performance study, 2018.
[4] Gouvernement du Canada. État de l’industrie aérospatiale canadienne 2018, 2018.
[5] Association des industries aérospatiales du Canada. Guide de l’industrie aérospatiale canadienne de l’AIAC, 2018.

Tags: Opportunités de marché, Aérospatiale civile

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